Dans la lecture d’un roman, deux choses ne sont pas à ignorer: l’intention de l’auteur et l’intention du lecteur, c’est-à-dire, ce que l’auteur veut faire passer comme messages dans le texte et ce que le lecteur croit saisir comme messages. L’Affreux, un roman de Frantz Olivier Giesbert, est le sujet de cet article.

Résumé du Roman

C’est l’histoire d’un jeune adolescent, Aristide, qui n’a pas trop eu de chance dans sa vie. Étant petit, sa petite soeur de trois ans s’est jetée par la fenêtre de la maison, sa mère a toujours crû que c’était lui qui l’a poussée. Après ce drame, on lui a envoyé vivre chez ses grand parents. Après un accrochage avec ces derniers, il est retourné chez sa mère. Il a trouvé un boulot, peu de temps après, son employeur était mort. Alors, sa mère l’a placé en pension chez une famille, les Foucard, à Argenteuil. Il a fait la connaissance de Nathalie, fille des Foucard dont il est tout de suite tombé amoureux, et de Mme Bergson, son institutrice. Sa vie n’était pas si terrible chez les Foucard jusqu’au moment où on a retrouvé morte Madame Bergson dans sa chambre. On lui a accusé de meurtre. Il s’est enfui, parti à la recherche de son père, c’est là qu’ il a retrouvé un ami, Max, ils ont retrouvé ensemble le père d’Aristide. Il s’est avéré que son père ne correspondait pas vraiment à ce qu’il espérait, alors il est parti, il est revenu à Argenteuil où il a retrouvé Nathalie qui vivait seule dans un petit appartement et il est resté chez elle. On a fini par découvrir que Madame Bergson était morte d’une mort naturelle.

Commentaires sur le texte

L’auteur a adopté une méthode assez pratique qui est la narration interne, C’est-à-dire, le personnage principal du Roman est à la fois le narrateur du récit. Un monde se dessine à travers les yeux d’un adolescent, un adolescent né d’un père Arabe, il ne comprend même pas pourquoi certaines gens lui detestent, il faut croire qu’une tête d’Arabe ne passe jamais inaperçue. Mais tout ça, c’est ce qu’il y a sur le capot.

Sous le capot, on peut voir toutes les humiliations que subissent Aristide, on peut lire la DISCRIMINATION entre les lignes de ce roman. L’auteur s’exprime aussi sur des sujets assez sensibles comme la destruction de l’environnement par l’homme : « il faut défendre l’homme contre l’homme. Il faut aussi défendre l’animal contre l’homme », L’amour : « l’amour est un précipice,quand on a fait le premier pas on ne répond plus de rien », Le bonheur: « on va toujours chercher dehors le bonheur, le plaisir ou la tranquillité. C’est un grand tort. On les a en soi et on ne les a pas. »

Beaucoup peuvent voir dans ce roman, l’histoire d’un Arabo-Français qui finit bien, mais moi je vois l’histoire d’un jeune adolescent discriminé qui demande la tolérance, l’acceptation de la différence de l’autre, l’amour et qui veut nous faire comprendre que nous allons tous dans le même sens et au même endroit, comme les fleuves, c’est notre tragédie.

Rodney Barthélemy